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 Craven Black'Mor [Charlie Hunnam]

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Jethro Phoenix
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MessageSujet: Craven Black'Mor [Charlie Hunnam]   Dim 24 Mai - 21:42

Craven Black'Mor

Âge réel & physique
33 ans et toutes ses dents (sauf une molaire perdue dans un bar).

Caractère
Je ne suis pas charmant, je ne suis pas bien élevé. J'ai le juron facile, l'alcool mauvais, je cogne avant de me présenter. Je ne laisse pas ma place aux grands-mères et aux femmes enceintes dans le bus, je fume dans les lieux publics, je jette mes capsules de bière par terre. Je ne respecte rien, je suis égocentrique, rancunier, pas très courageux, je ne prends pas de nouvelles, je vis au-dessus des lois, je prête jamais ma moto, je raccroche sans dire au revoir, je suis beaucoup trop franc et pas suffisamment honnête, je pique des trucs dans les magasins, je vends de la drogue et j'en profite aussi.
Mais je n'ai pas un mauvais fond. J'aime les grands espaces, j'aime ma copine plus que moi, je sors son putain de clebs, des fois j'offre des fleurs, des fois j'offre des bières, et tu peux me traiter comme de la merde, je reviendrai demain.

Pouvoirs
- A priori, d'ici quelques temps je devrais commencer à créer et contrôler (plus ou moins, hein) des champs magnétiques.
- J'aurai un jour la capacité de transformer mon corps en métal organique assez résistant. Mon apparence sera alors modifiée, ma peau prendra la couleur de l'acier.


Histoire
C'est l'histoire d'un mec qui a des problèmes. Vous la connaissez ?
Je vous dresse le tableau. Il est deux heures du matin. Dans une ruelle cradingue derrière un bar, adossé contre un mur de vieilles briques, un gars louche avec un gros blouson en cuir, fume sa clope à côté des poubelles. Un chat en poursuit un autre, faisant danser les ombres sur les pavés. Le mec les regarde se défiler, et se demande s'il n'est pas trop tard pour en faire de même. Après tout, ce serait plus facile, de partir maintenant. Non ? Il enfourche la bécane et il décampe vers de meilleurs horizons.
Ce mec n'est ni un super-héros des temps modernes, ni même un mec courageux en général. La frousse, ça vous garde en vie. Si vous prenez le temps de réfléchir à votre dignité ou d'autres saloperies dans le genre qui ne vous seront plus utiles une fois dans le cercueil, on vous y enverra encore plus vite. Réfléchir, c'est bien quand on a du temps.
Mais quand on a moins de cinq minutes à vivre, comme ce mec, il vaut mieux ne pas tergiverser. On a toute la vie pour tergiverser. Prendre des décisions et les assumer.
Alors, il va rester. De toute manière, quand on est dans la merde à ce point, il n'y a pas trente-six solutions pour s'en sortir. Il faut avoir de l'imagination, un culot monstrueux, et un p'tit peu de chance, quand même. C'est le paramètre hasardeux de son plan.
Au bout de la ruelle, les ombres de grandes carrures se dessinent sur le pavé à la lueur des lampadaires. Le mec se redresse un peu, histoire de gagner quelques points de prestance. C'est toujours plus cool d'affronter des molosses en sortant la tête d'entre les épaules. Dans son dos, coincé entre sa ceinture et son calbut, il y a une arme, calée là par habitude quand il se lève le matin.
Mais il n'aura pas l'occasion de s'en servir ce soir. Il aura le buffet truffé de plomb avant d'avoir pu dégainer.
D'une pichenette, le mec envoie son mégot dans le caniveau. Il fourre ses mains dans ses poches, genre le gars sûr de lui, voyez. Tandis qu'à l'intérieur, le palpitant se prend des envies de tecktonik.
Ils sont une douzaine, et lui, il est tout seul. Question chance, ça démarre pas bien.
En tête de file, il y a un caïd dans un costard blanc qui le boudine, le crâne lisse luisant sous l'éclairage urbain. On l'appelle Tony, il a un accent italien - vous visualisez le cliché ? Alors je continue. Le Tony affiche un sourire de requin. Il se sent plus pisser, le rital, parce qu'il a ses dobermans derrière lui.
Lorsqu'il s'arrête à hauteur du mec, toute sa troupe s'arrête un mètre derrière lui.
- Alors comme ça ... Tu peux pas honorer ta dette, hein ?
- Ecoute Tony, laisse-moi encore un peu de temps, tente de l'amadouer son débiteur. Jerry s'est fait pincer par les flics, j'ai pas eu ma part. Il me faut encore une semaine, Tony, et tu auras tes 20 000 livres.
- Tu m'as déjà dit ça la semaine dernière. Et je suis plutôt coulant, comme gars, tu vois. Je te laisse gérer tes petites affaires comme tu veux, tant que tu me payes ce que tu me dois. Mais là tu me prends pour un imbécile. Qu'est-ce qui se passerait si je t'accordais encore une semaine ? La nouvelle se répandrait que je suis trop gentil. En plus, j'ai jamais pu blairer ta gueule.
Sur un signe de tête du boss, trois de ses gros chiens se rapprochent du mec. Et le passent à tabac.
Coup de genou dans les côtes. Le mec s'effondre, le souffle court. De violents coups de pieds pleuvent sur son corps, à le briser. Lorsqu'enfin les mafieux s'écartent, le mec a le visage en sang, les bras bleuis, et se tord de douleur. Il maîtrise à fond l'art d'être pitoyable, c'est un genre de don chez lui.
Pendant qu'ils le tabassaient, Tony chargeait son arme.
- Tony, fais pas l'con ... Je vais payer, j'te dis !
L'italien lève le bras, canon au poing. Le coup part sans attendre. La tête du mec part en arrière, s'écrase contre le caniveau. Le sang qui s'écoule entre ses deux yeux bleus s'en va rejoindre les égouts de la ville.
Non, vraiment, ce n'était pas une très bonne journée.
- Débarrassez-moi de ce crétin, dit Tony en rangeant son flingue dans son holster d'épaule, planqué sous son blazer.
Une heure plus tard, les molosses extirpent le macchabée hors du coffre de la voiture. Ils ont fini de creuser dans les bois.
- Eh Vincenzo ! Il est déjà tout froid, t'as vu ?
- Ta gueule, Mario, et porte-le jusqu'au trou ! Ma mère a fait des lasagnes et j'ai pas envie de rater ça.
Ils traînent le corps sur cinq ou six mètres, jusqu'à parvenir à la fosse, dans laquelle ils le balancent comme un sac de pommes de terres. Il ressemble à une marionnette désarticulée.
Tandis que Mario s'apprête à reprendre la pelle pour l'enterrer, il se fige.
- Vincenzo ... Je crois que je l'ai vu bouger ...
Vincenzo se retourne, et fixe le cadavre à son tour.
- T'as rêvé, Mario. Il est crevé. On ne se relève pas d'une balle entre les yeux, il a son compte !
En quelques pelletées énergiques, les deux italiens referment le trou qu'ils ont fait suffisamment profond pour qu'un foutu clébard n'aie pas l'idée de venir le déterrer. La voiture redémarre et s'enfonce dans le brouillard de la forêt.
Finalement, tout s'est à peu près déroulé comme il l'avait prévu. Ce mec, des idées comme celle-là, il en avait cinquante par jour avant de se faire flinguer.
Ce mec ... c'est moi.

Craven Black'Mor. Né en 1989. Bon, à l'origine, je m'appelais Grant Donald Blackwood - vous vous doutez bien que des parents dignes de ce nom ne baptiseraient pas leur rejeton Craven à moins d'être un couple de goths et de lui faire faire sa sieste dans un mini cercueil à bascule. Ce qui n'était pas tellement le genre de la maison, non. Les Blackwood tenaient un pub à Helmsdale dans un coin paumé du Nord de l'Ecosse. J'ai été conçu puis mis au monde sur leur table de billard.
Le genre de la maison, c'était plutôt le whisky. Et comme je suis né un peu par surprise, mes géniteurs n'avaient pas encore pensé à mon foutu prénom. Ils n'étaient pas très inspirés, mes parents.
Ils vivaient au jour le jour, mes parents. Le véto a coupé le cordon parce qu'il était hors de question de filer une paire de ciseaux à mon vieux à partir d'une certaine heure de la journée. Et comme ce dernier avait déjà commencé à fêter ma naissance avec une bouteille de whisky, il n'a eu qu'à lire l'étiquette pour choisir mon prénom. Voilà pourquoi je me suis appelé Grant. C'est moins classe que Jack, mais mieux que Glenfiddish.
J'ai eu une enfance somme toute assez sympathique, mais la meilleure période, ça a quand même été l'adolescence, parce que je pouvais rendre ses baffes à mon père. J'ai toujours traîné derrière les comptoirs, j'étais le roi de la mousse, et quand j'ai enfin mesuré 1m90 et pesé 110 kg, j'étais le roi du lancer de poivrot - ce qui pouvait inclure mon père, aussi. Je me destinais à reprendre l'affaire, du moins c'est ce que pensaient mes vieux. J'amassais mon petit pécule avec patience pour passer mon permis et m'acheter la bécane de mes rêves, une Suzuki SV 650. Alors dès que je l'ai eu, vous pensez bien ... Je me suis tiré de là vite fait ! Le monde m'appartenait, et je décidai de changer de nom pour Craven Black'Mor.
J'ai écumé les routes pendant un temps, parfois tout seul, parfois avec d'autres motards rencontrés dans les pubs. A chaque fois que je me faisais des potes, ça finissait mal. On m'a pété des côtes cinq fois en dix ans, j'ai eu 57 points de suture - pas en une fois, je vous rassure, j'ai pris trois coups de couteau dans le bide, une balle dans le cul, une dans la tête (la dernière), et j'ai fait six ou sept gardes à vue pour désordre sur la voie publique. Bref, une vie de loubard. J'me castagne comme je respire.
Et puis un jour, je me suis arrêté.
Elle s'appelait Aislinn. Irlandaise pure souche qui cognait plus fort que moi. Elle m'est tombé sur la gueule pour une histoire de peinture rayée sur sa caisse pourrie. Et j'suis tombé amoureux, elle aussi. Elle avait un truc, cette gonzesse, pour te rendre la bière encore meilleure en sa compagnie, et pour te faire tatouer son p'tit nom sur la fesse droite entre ta croix celte et ta tête de mort en flammes. Et quelle silhouette d'enfer, mon vieux ! Des pare-chocs comme t'en as jamais vu d'aussi beaux, qu'ont l'air magnétisés tellement tu peux pas t'en éloigner et tellement t'as besoin d'y coller ton pif toute la nuit. En plus, une vraie bombe au lit.
On voulait pas vivre ensemble, c'était mieux comme ça. Elle avait son petit nid bien rangé avec son chien Tagueul (prénom justifié), et moi mon studio pourrave à l'hygiène déplorable où je pouvais laisser traîner mes affaires comme je voulais. L'équilibre parfait. Comme elle bossait de nuit comme serveuse, on se voyait du coucher du soleil à l'aube. Faut dire que ça me convenait bien, la vie nocturne, j'étais habitué.
Mais j'ai très vite compris quel genre de personne était Aislinn. Le genre pas conventionnel du tout.
T'en connais beaucoup des nanas qui boivent que de la bière et du sang, toi ?
En fait, quand elle m'a expliqué qu'elle était née en 1870, j'ai trouvé ça trop cool. Ça, c'était la vraie liberté. Ne plus appartenir au monde des hommes. Quelque part, j'en étais un peu au même point.
La société et moi, avant la rupture, c'était une histoire compliquée, valait mieux qu'on en reste là.
On a passé quelques années relativement stables à Glasgow. Elle vendait des bières, je vendais de la dope dans la rue. J'ai très vite été remarqué par le grand ponte des amphétamines de la région - aka Tony, mon meurtrier. La suite coule de source. J'ai merdé, j'allais bientôt me faire buter, alors il fallait que je trouve une idée de génie pour survivre. Parce que bon, Tony n'allait pas me lâcher comme ça. Avec lui soit c'est à la caisse qu'on passe, soit on trépasse. Si jamais je me barrais sans régler ce que lui devais, l'italien allait me traquer comme un enragé jusqu'à me retrouver, à l'autre bout du pays s'il le fallait, pour me faire la peau.
Alors voilà. J'ai mis trois calbuts et un pack de bière dans le sac à dos, et je suis allé chez ma nénette. On s'était frittés la veille pour une connerie d'ardoise alors elle m'a laissé tambouriner un moment avant de m'ouvrir. On s'est engueulés de nouveau, puis j'ai enfin réussi à en placer une.
Mon plan était très simple : il fallait que j'ai l'air d'un cadavre avant le lendemain soir. Alors on s'est encore engueulés, puis on a baisé, puis on en a discuté, et finalement elle m'a mordu. Je dois dire que la transformation, c'était pas aussi agréable que je le pensais. Ça pique un peu.
Voilà. maintenant j'ai une balle qui se balade dans mon crâne, j'ai mal, et je me fais un peu chier parce qu'Aislinn met trois putains de plombes à me déterrer. Mais l'avantage de cette combine, c'est que Tony ne me cherchera pas. Je suis mort, et je pars recommencer ma vie ailleurs.
Lorsqu'enfin je sens remuer la terre humide au-dessus de moi, je bouge, et j'essaye de me frayer un passage vers l'air libre.
Au bord du trou, ma nana fume une clope avec son air toujours sévère et grognon.
- C'est pas trop tôt, bordel, tu foutais quoi ?
- Je cherchais ta tombe, connard. C'est Tagueul qui l'a reniflée. Tiens, c'est du sang et du whisky, ça t'arrangera le portrait ... Pétard, il t'a pas loupé.
Elle me tend une petite bouteille alors que je m'assieds à ses côtés. Le mélange est pas dégueu, je dois dire, et particulièrement efficace. Je sens une énergie de ouf se répandre dans ma carcasse. Au bout de quelques minutes, la balle me tombe dans la main. Le trou dans mon crâne s'est refermé, la migraine envolée. J'croyais pas aux miracles, bordel, mais je crois que je vais m'y mettre.
On se relève, et on se dirige vers ma bécane, où nous attend le sale petit roquet d'Aislinn, en train de pisser contre le pneu arrière. On enfile nos tenues de motards, elle place Tagueul dans un harnais sur son dos, on se roule une dernière pelle et on enfourche la Suzuki.
- On va où, maintenant ?
- Northwood. Ca va te plaire, mon chou ...



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